Suscripción Newsletter

Recibe noticias y avisos de promociones especiales

Tchic tchic - French Bossa Nova 1963 1974

Varios Intérpretes (Bossa Nova)
Discos: Bossa nova / MPB

Disponible

23,50 € impuestos inc.

Ficha técnica Discos

Sello Born Bad Records
Estilo Bossa nova / MPB
Año de Inicio de Recopilación 1963
Año de Fin de Recopilación 1974
Año de Edición Original 2020
Recopilación Si

Más

Interpretaciones de: Aldo Frank; Andréa Parisy; Ann Sorel; Audrey Arno; Billy Nencioli & Baden Powell; Charles Level; Christiane Legrand; Clarinha; Françoise Legrand; Frank Gérard; Hit Parade des Enfants; Isabelle Aubret; Isabelle de Funès; Jean Constantin; Jean-Pierre Lang; Jean-Pierre Sabar; Les Masques; Magalie Noël; Marpessa Dawn; Sophia Loren; Sylvia Fels.

Ideado y seleccionado por Afrobrazilero y Jean-Baptiste Guillot.

Edición en formato Digipack, con libreto de 24 páginas, con fotos de algunas de las portadas de las ediciones originales.

La Bossa Nova nació en 1958 cuando su principal intérprete, el guitarrista brasileño João Gilberto, lanzó un single con la canción “Chega de saudade”. Pocas semanas después, la canción "Desafinado" lanzada en un segundo single dio nombre al nuevo estilo cuando su letra dice "...saiba que isto é bossa nova, que isto é muiito natural...". La “bossa nova”, literalmente, en portugués “nueva ola” se popularizó entre los jóvenes cariocas que quedaron cautivados con su sintética mezcla de samba y jazz. Seis años después, la bossa nova conquistó Francia, en gran medida gracias al álbum de Gilberto con el saxofonista estadounidense Stan Getz, que ganó el Grammy como Mejor Álbum del año 1964 y convirtió a la bossa nova en un fenómeno mundial.
El recopilatorio Tchic Tchic - French Bossa Nova 1963 1974, ofrece una buena idea del enorme impacto que causó en Francia y cómo las mayores luminarias de la música y del cine franceses se vieron arrastradas no únicamente por la bossa nova sino por la música popular brasileña de esos años.

"(...) La bossa nova va arriver à Paris par le canal historique (Pierre Barouh, Baden Powell, Moustaki…), le canal « guitare-voix ». Mais la France aime le jazz, Paris a digéré les apports américains. Tout ce bon monde passe, ou est passé, par Saint-Germain-des-Prés. Le cabaret l’Escale est le haut lieu de l’Amérique Latine. On y retrouve Pierre Barrouh et ses amis, tel le Trio Camara, des as de la samba-jazz, dont l’unique album est publié par le label Saravah. Avec un groupe bizarrement dénommé Les Masques (qui cache entre autres Nicole Croisille et Pierre Vassiliu), le Trio Camara enregistre un drôle de Brazilian Sound, dont ce Il faut tenir présenté dans cette compilation bâtisseuse gourmande de raretés.
On y trouve en effet des amateurs éclairés de musiques aux marges, tels Jean-Pierre Sabar, auteur-compositeur (Hardy, Auffray, Leforestier…), organiste de pop rock français Balthazar. Sabar enregistre en 1975 Aurinkoinen Musiikkimatka sur un label finlandais, où figure le déjanté Vai, Vai, présenté ici. Nous voici sur les traces de musiciens brésiliens créateurs de formes électrifiées, avec claviers et synthétiseurs, marqué du sceau du funk et du disco, tels Sergio Mendes, Eumir Deodato ou Marcos Valle. Une forme que Véronique Sanson affectionne quand elle écrit en 1969 Jusqu’à la Tombée de la nuit pour Isabelle de Funès, nièce de Louis et grande amie de Michel Berger – Sanson reprendra ce titre pour l’album Sans Regret en 1992.
Summum de l’exotisme et du voyage, le Corto Maltese de Sylvia Fels, avec tam-tams, embruns et rumeurs maritimes. Le titre est extrait de l’album concept composé en 1974 par Jacky Chalard, Je suis vivant, mais j’ai peur, basé sur le roman de science fiction de Gilbert Deflez.
Pourtant, la bossa nova étend le champ du populaire. « Dans les années 1970, j’étais fan de Sergio Mendes, de Getz/ Gilberto. Je suis tombée en amour pour cette musique que je connaissais parce que j’avais été chanteuse d’orchestre », nous explique Isabelle Aubret qui livre, en 1971, un album composite : des covers du très funk Jorge Ben, d’Orfeu Negro, de Tom Jobim et Vinicius de Morais se mêlent à Jean Ferrat. « J’ai enregistré cet album pour les disques Meys à Paris, loin du brésil, avec de merveilleux musiciens, François Raubert, Roland Vincent, Alain Goraguer … ». C’est ce dernier qui écrit les arrangements de Casa Forte, titre très percussif emprunté à Edu Lobo, l’un des initiateurs de la bossa passée à la moulinette de la Californie. « Le jazz et la bossa s’étaient alliés pour produire une musique très rythmée. Moi, j’aime chanter, cela permet de rêver, de s’amuser, de se défoncer sur scène, et avec ces titres, j’avais un sentiment de joie, ça balance, on chante en dansant ».
Les tournées mondiales des chanteurs français, et les désirs de tropiques, passent souvent par Rio, ses mornes, sa forêt, ses caipirinhas et ses corps bronzés. Il y a des surprises, comme ce Iemenja (Iemanja est la déesse de la mer dans le candomblé, la religion afro-brésilienne). Tout comme le compositeur est musicien Jean-Pierre Lang, installé à Sao Paulo, Claire Chevalier apprend le Brésil au Brésil. En 1970, la chanteuse et peintre publie un 45 T, Mon mari et mes amants, sous le pseudonyme improbable de Clarinha (petite Claire). Elle vit alors à Rio, avec son mari, Joël Leibovitz, qui a fondé un groupe, Azimuth, et possède un label de disque spécialisé dans les « sambas enredos », les chansons de défilés des écoles de sambas.
Pour la face B, elle met Pierre Perret à contribution, pour qu’il pose des paroles sur une composition de Carlos Imperial: « Oh déesse de la mer, o déesse Iémenja, j’apporte une rose blanche pour parer tes longs cheveux … ». « Perret était passé nous voir, et nous, nous amusions, se rappelle Joël Leibovitz. Iémenja, c’était pour le plaisir, nous l’avons enregistré au studio Havaí, derrière la Central du Brasil [la gare centrale]. L’arrangeur Erlon Chaves, qui a travaillé avec Elis Regina, nous a rejoints », apportant son lot de percussions afro brésiliennes et de cuivres funky.
Il y a parfois comme un malentendu dans cette histoire franco-brésilienne : la bossa, certes hédoniste, est perçue comme rigolote, alors même que les poètes qui en ont écrit les textes philosophent sur la condition humaine. Ses interprètes français la tire vers un univers carnavalesque très éloigné de ses fondamentaux. Ainsi, Jean Constantin reprend-t- il la célèbre Samba da minha terra, ode à l’art de la samba du composteur classique bahianais Dorival Caymmi, sous le titre aguichant de Pas tant de tchi tchi pompon : « Sur ton embarcadère pas de tchi tchi/ quand tu te cambres, tu sais que tout est bon » (paroles de Gérard Calvi). Ce précipité de bossa « bac à glaçons » vise l’absurde, mais garde une certaine élégance.
En effet, Jean Constantin n’est pas la moitié d’un idiot, l’homme rondouillard porte une moustache XXL et fait dans la fantaisie, (Les pantoufles à papa, Le pacha, empreints de cha-cha-cha-cha, de salsa ou de jazz) mais il est aussi le parolier de Mon manège à moi interprété par Edith Piaf , le compositeur de Mon Truc en plume de Zizi Jeanmaire et de la B.O. des 400 Coups de François Truffaut. Le Poulpe, paru en 1970, dont est extrait cette bossa, a été arrangé par Jean-Claude Vannier, complice du Melody Nelson de Serge Gainsbourg. Bref : « Y en a assez comme samba/A jauger de l’ombrelle/Car ma pauvre cabeza/Va mourir au soleil ».
Même l’actrice américaine Marpessa Down, qui pourtant fut au cœur de la révolution bossa nova en tenant le rôle d’Euridyce dans le film de Marcel Camus Orfeu Negro, Palme d’or à Cannes en 1959, donne dans le cliché avec Je voudrais parler au petit cuica – « Dis moi comment tu fais pour donner toujours envie de danser/C’est vrai je dois l’avouer, à ta magie je ne peux pas résister » – en conséquence, on entend la cuica, ce petit tambour à friction hérité des Bantous.
Mais la bossa nova a de multiples facettes. Sociétales, bien sûr, qui poussent des actrices symboles de libération de la femme, telle Brigitte Bardot, Jeanne Moreau, ou Sophia Loren à se livrer à l’exercice de la bossa accélérée. En février 1963, Sophia Loren enregistre à Rome un album en français, Je ne t’aime plus, où figure De jour en jour, une bossa écrite par deux Italiens, Armando Trovajoli et Tino Fornai, et qui sortira un peu plus tard chez Barclay. La bossa accompagne les années 1960-1970, celles de la libération des mœurs. Ann Sorel, qui interprète ici La Poupée des favellas, avait fait sensation avec L’amour à plusieurs, une chanson provoc de Frédéric Bottom et Jean-Claude Vannier. Quant à l’actrice Andrea Parisy, elle avait affiché son effronterie bourgeoise dans Les Tricheurs de Marcel Carné avant d’interpréter Les mains qui font du bien. Et puis, voici l’amie de Boris Vian, Magalie Noël, l’interprète de Johnny fais-moi mal, embauchée pour Une énorme Samba, composée par l’arrangeur de Gainsbourg, de Bobby Lapointe ou de Jean Ferrat, Alain Goraguer (paroles de Frédéric Botton), exercice totalement carnavalesque « sans chemise ni pantalon ».
Mais au finale, de quel bois est fait la bossa nova ? Réponse par Christianne Legrand, fille de Raymond, chef d’orchestre, sœur de Michel, compositeur: « Avec des je, avec des jà » – jà signifie « tout de suite » en portugais. En 1972, la chanteuse experte en jazz vocal au sein des Double Six publie Le Brésil de Christianne Legrand. Deux chansons présentées sur la compilation Tchic Tchic démontre que la bossa, jazz, funk, rock, etc. fonctionne comme un couteau suisse : elle sert à dénoncer des avenirs bouchés, ou les miracles, HLM et ciné roman, Cent mille poissons dans ton filet, deux titres sortis de la BO de O Cafona, une telenovela à succès, diffusée, à l’époque en noir et blanc, sur TV Globo. Le premier a été adapté en français par la combattante et amie de la tribu des Legrand, Agnès Varda. La seconde se contente de jouer sur les mots, de les bousculer dans une roulade estivale : ton, thon, Tom, avec vagues, rires et scats." Véronique Mortaigne (Texto de presentación dl disco)


Temas

CD 1
01
Il faut tenir (1969)
Claude Germain - Alice Hérald
Les Masques
03:05
02
Casa forte (1971)
Edu Lobo
Isabelle Aubret
02:48
03
HLM et ciné roman (Shirley sexy) (1972)
Fred Falcão - Arnoldo Medeiros (Vers. Agnès Varda)
Christiane Legrand
02:40
04
Pas tant d'chichi ponpon (Samba da minha terra) (1972)
Dorival Caymmi (Vers. Gérard Calvi)
Jean Constantin
02:32
05
Si rien ne va (1969)
Baden Powell - Billy Nencioli
Billy Nencioli & Baden Powell
02:23
06
Le petit Quica (1963)
Ketcham - Claude Carrère - José Prates
Marpessa Dawn
02:31
07
Vai vai (1974)
Jean-Pierre Sabar
Jean-Pierre Sabar
03:05
08
De jour en jour (1963)
Armando Trovajoli - Tino Fornai
Sophia Loren
02:48
09
Jusqu'à la tombée du jour (1969)
Véronique Sanson
Isabelle de Funès
02:42
10
Corto Maltese (1974)
Jacky Chalard - A. Pozner
Sylvia Fels
03:07
11
Comme une samba (1972)
André de Véra
Frank Gérard
02:36
12
La poupée des favellas (1971)
René Nencioli - Josiane Olivari
Ann Sorel
02:47
13
Un enfant café au lait (1971)
Charles Level - Vincent Roland
Charles Level
03:18
14
Les mains qui font du bien (1970)
Franck Gérald - Jack Arel
Andréa Parisy
02:45
15
Quand Jean-Paul rentrera (1969)
Jean Schmitt - Jean Mercadier
Audrey Arno
02:51
16
T'as vu ce printemps (1979)
Eldo Papiri - Yves Dessca
Aldo Frank
03:06
17
Cent mille poissons dans ton filet (1972)
Marcos Valle - Paulo Sérgio Valle (Vers. Christiane Legrand)
Christiane Legrand
02:36
18
Iemenja (1970)
S. Friedman - Carlos Imperial (Vers. Pierre Perret)
Clarinha (Claire Chevalier)
03:12
19
Aquarela (1976)
Nico Gomez
Hit Parade des Enfants
03:45
20
Tendresse (1965)
Jean-Pierre Lang
Jean-Pierre Lang
03:24
21
Une énorme samba (1970)
Frédéric Botton - Alain Goraguer
Natalie Noël
03:08
22
La lune (1970)
Françoise Legrand - Raymond Legrand
Françoise Legrand
02:45